COEURS A POILS
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 Griffon nivernais

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Morvan
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Message Sujet: Griffon nivernais   Mer 30 Juil 2014 - 21:37



Standard FCI n° 17 /24.03.2004 / FR :


GRIFFON NIVERNAIS


ORIGINE : France.
DATE DE PUBLICATION DU STANDARD OFFICIEL EN VIGUEUR : 24.03.2004.
UTILISATION : Chien courant utilisé principalement pour la chasse à tir du sanglier, généralement en meute, mais aussi individuellement.
CLASSIFICATION FCI : Groupe 6 Chiens courants, de recherche au sang et races apparentées.
Section 1.2 Chiens courants de taille moyenne. Avec épreuve de travail.


BREF APERCU HISTORIQUE : Le Griffon Nivernais descendrait des chiens ségusiens utilisés par les Gaulois et des chiens Gris de Saint Louis. Ce chien connut une grande vogue pendant 200 ans, jusqu’au règne de LOUIS XI puis fut abandonné des meutes royales par FRANCOIS 1er qui lui préféra les chiens blancs. Cependant, certains gentilshommes du Nivernais les conservèrent jusqu’à la révolution française où la race semblait avoir disparu.
Un siècle plus tard, le Griffon Nivernais, appelé souvent « chien de pays » fut recréé à partir de sujets conservés néanmoins dans le
berceau de la race.

A la fin du XIXème siècle et au début du XXème, ces chiens reçurent du sang de Vendéen, de Fox-hound puis d’Otterhound pour donner la race que nous connaissons aujourd’hui. Le club fut créé en 1925.

ASPECT GENERAL : « Barbouillaud », très typé, robuste, très rustique et hirsute. Sec de membres et de muscles, destiné à fournir
un travail de durée plutôt que de vitesse ; d’aspect un peu triste, mais non peureux.

PROPORTIONS IMPORTANTES : La longueur du corps (scapulo-ischiale) est légèrement supérieure à la hauteur au garrot.
Le crâne et le chanfrein sont de même longueur.

COMPORTEMENT / CARACTERE :
•Comportement : Chien très fin de nez, perçant, aimant particulièrement les terrains difficiles et les fourrés.
•Caractère : Excellent rapprocheur, très chasseur, il est courageux au ferme sans être téméraire. Son courage et son esprit d’initiative font qu’il peut être utilisé avec succès en petits effectifs pour la chasse au sanglier. Bien que facile à créancer dans la voie de cet animal, il se montre parfois têtu et indépendant, si bien que son maître devra savoir le faire obéir dès son plus jeune âge.

TETE
REGION CRANIENNE : Très sèche, légère sans être petite, un peu longue sans excès. Les lignes du crâne et du chanfrein sont
parallèles.
Crâne : Presque plat, de moyenne largeur, délimité sur les côtés par des arcades zygomatiques peu prononcées. Protubérance occipitale
perceptible seulement au toucher.
Stop : Peu marqué, paraissant cependant d’autant plus accentué que le poil se relève davantage, mais sans exagération.

REGION FACIALE :
Truffe : Noire, très apparente.
Museau : De même longueur que le crâne, il n’est pas trop large à son extrémité, ses faces latérales convergent légèrement, mais pas au point de donner un museau pointu. Un peu de barbe au menton.
Lèvres : Peu développées, recouvrant la mâchoire inférieure sans plus, cachées par de bonnes moustaches, bien pigmentées.
Mâchoires/dents : Mâchoires d’aspect robuste, normalement développées. Articulé en ciseaux, parfois en pince . Incisives implantées d’équerre par rapport aux mâchoires. De nature complète (les PM1 ne sont pas prises en considération).
Yeux : De préférence foncés. Regard vif et pénétrant. Sourcil prononcé mais ne recouvrant pas l’œil. Conjonctive non apparente.
Les paupières sont bien pigmentées.
Oreilles : Attache moyenne (environ 3 cm de large) au niveau de la ligne supérieure de l’œil, tombantes, souples, plutôt fines, de moyenne largeur, légèrement tournées vers l’intérieur à leur extrémité, assez poilues, demi-longues, atteignant la naissance de la truffe.

COU : Plutôt léger, sec et sans fanon.

CORPS :
Ligne du dessus : Droit, du garrot au rein.
Garrot : Très légèrement sorti de la ligne du dos et étroit en raison du rapprochement des sommets des omoplates. Il se fond harmonieusement avec le cou.
Dos : Solide et assez long, plutôt étroit et soutenu, avec une bonne musculature, même si elle est peu apparente.
Rein : Solide, très légèrement voussé.
Croupe : Osseuse, un peu oblique, avec des muscles secs.
Poitrine : Descendant autant que possible jusqu’au coude. Poitrail peu développé en largeur. Cage thoracique longue et s’élargissant vers les dernières côtes.
Côtes : Les premières sont un peu plates, les dernières plus arrondies.
Flancs : Pleins, sans excès.
Ligne du dessous et ventre : Légèrement relevée vers l’arrière mais non levretté.

QUEUE : Attachée un peu haut, pas très longue. Elle est plus fournie au milieu. Au repos, elle est portée légèrement en dessous de
l’horizontale ; en action elle est portée en sabre vers le haut et peut se recourber sur le dos à son extrémité.

MEMBRES
MEMBRES ANTERIEURS :
Vue d’ensemble : Bons aplombs. Généralement et au repos, les membres antérieurs vus de profil paraissent un peu en arrière de la
verticale (sous lui du devant).
Epaule : Légèrement inclinée, sèche, bien appliquée au thorax.
Coude : Bien au corps.
Avant-bras : Paraît assez fort à cause du poil, mais il est en réalité plus sec qu’épais et bien droit.
Métacarpe : Plutôt court et légèrement incliné.
Pieds antérieurs : De forme ovale, légèrement allongés avec des doigts solides et serrés, rappelant le pied du lièvre, avec une bonne
pigmentation des ongles et des coussinets.

MEMBRES POSTERIEURS :
Vue d’ensemble : De profil légèrement sous lui. Vu de derrière, la ligne verticale partant de la pointe de la fesse doit passer par la pointe du jarret en divisant également le métatarse.
Cuisse : Plutôt plate.
Jarret : Descendu. Vu de profil, l’angle du jarret est légèrement fermé.
Métatarse : Dirigé un peu vers l’avant (légèrement sous lui du derrière).
Pieds postérieurs : De forme ovale, légèrement allongés avec des doigts solides et serrés, rappelant le pied du lièvre, avec une bonne
pigmentation des ongles et des coussinets.

ALLURES : Souples et aisées (ni saccadées, ni sautillantes ). Le chien couvre assez de terrain.

PEAU : Souple et assez tendue, bien appliquée sur tout le corps, assez épaisse, pigmentée. Taches noires sur le corps, lèvres bien pigmentées. Pas de fanon.

ROBE :
Qualité du poil : Long, hirsute et broussailleux, assez fort et rêche (en tout cas ni laineux, ni frisé). Le ventre et l’intérieur des cuisses
ne doivent pas être glabres. Les sourcils bien prononcés ne recouvrent pas l’œil. Un peu de barbe au menton et l’oreille assez poilue.
Couleur du poil : Toujours charbonnée ; c’est-à-dire que les poils ont toujours l’extrémité plus foncée que la base (charbonnures). Le fauve peut être plus ou moins foncé mais jamais orange. L’extrémité charbonnée peut être bleutée. Le plus ou moins grand envahissement des charbonnures donne l’aspect clair ou foncé de la robe. La présence de poils blancs disséminés en plus ou moins grande proportion dans la robe est tolérée et donne des nuances allant du gris clair au gris foncé en passant par le gris sanglier. La robe est le plus souvent marquée de fauve au niveau des sourcils, des joues, du poitrail, des extrémités des membres et sous la queue.

Cette caractéristique, très visible chez le chiot, s’estompe souvent avec l’âge.
La robe est caractérisée par la couleur de base, l’envahissement des charbonnures, l’association possible avec des poils blancs épars. On décrit par exemple le « fauve très légèrement charbonné » (poil de lièvre), le « sable charbonné » (gris loup) et le «fauve charbonné de bleu » (gris bleu). Une tache blanche est tolérée au poitrail.

TAILLE :
Hauteur au garrot :
Mâles : de 55 à 62 cm.
Femelles : de 53 à 60 cm.

DEFAUTS : Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité et de ses conséquences sur la santé et le bien être du chien.
•Comportement : Sujet craintif.

DEFAUTS ENTRAINANT L’EXCLUSION:
•Chien agressif ou peureux.
•Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d’ordre physique ou comportemental sera disqualifié.
•Manque de type.
•Prognathisme supérieur ou inférieur.
•Oeil vairon – Hétérochromie.
•Queue nouée.
•Robe noir franc (absence de poil fauve charbonné), froment doré ou orange, tricolore à couleurs vives et nettement délimitées.
Extrémités blanches.
•Dépigmentation importante (truffe, paupières, lèvre s, pourtour de l’anus, de la vulve, testicules).
•Taille hors standard.
•Tare invalidante repérable. Malformation anatomique.
•Présence d’ergots, sauf dans les pays où il est interdit par la loi d’en faire l’ablation.
N.B.:
•Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal complètement descendus dans le scrotum.
•Seuls les chiens sains et capables d’accomplir les fonctions pour lesquelles ils ont été sélectionnés, et dont la morphologie est typique de la race, peuvent être utilisés pour la reproduction.



Le club de race :
griffon nivernais


Le nivernais en un coup d’œil :


Champion du Ralley Badières allias Sherpa à Morvan




De la lecture :

Thèse


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Morvan
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Message Sujet: Re: Griffon nivernais   Ven 1 Aoû 2014 - 9:40

Lorsque l'on s'intéresse à une race, il est toujours très instructif et amusant de découvrir des articles anciens : les descriptions et informations tant sur la morphologie que le caractère ou le travail, les conditions de vie, les croisements, les ancêtres etc... révèlent les races sous un jour que nous ne connaissons plus réellement.

Voici deux articles consacrés au nivernais et parus dans LE CHASSEUR FRANCAIS

L'un en 1940 :


Sanglier à tir et griffon nivernais
http://perso.numericable.fr/cf40/articles/4041/4041335B.htm


et l'autre en août 1949 :


Le griffon nivernais



Il suffit qu’une race de chiens courants se trouve dispersée aux mains des chasseurs modestes, qu’elle ne soit représentée par aucun équipage important, pour passer pour disparue. Telle aventure advint il y a quelques lustres au griffon nivernais, que Pierre Mégnin considérait vers 1890 comme rayé du nombre des vivants. Cependant les lecteurs de cette revue pouvaient voir paraître de temps à autre, aux petites annonces, l’un où l’autre représentant de cette antique et précieuse race, proposé à vendre par un équarrisseur ou un boucher. La race menait une existence discrète dont seuls se doutaient les amateurs de chasse à tir du sanglier. Or, elle se maintenait en état d’homogénéité, qu’ici, en Bretagne, nous savions dès alors apprécier, plusieurs de ses représentants ayant été importés lors de l’invasion de sangliers de 1893, suivis peu après de l’arrivée des Vendéens-Nivernais de M. E. Costes. Ces superbes et excellents griffons prirent promptement la première place, bien qu’un peu importants pour chasser à tir. C’est pourquoi les véritables Nivernais sous leur robe grisâtre et feu pâle, mettons noir-Marengo et fauve, passèrent trop inaperçus. Leur formule, leur taille moyenne, la qualité et le courage dont ils faisaient preuve méritaient pourtant attention. Les grands Vendéens-Nivernais étaient excellents, je me plais à le répéter, mais vraiment un peu trop généreusement pourvus en taille. La consanguinité qui bientôt fit des siennes dans cette variété, représentée par un nombre trop restreint de familles différenciées, contribua, d’autre part, à leur disparition parmi nous — grand dommage sans doute, — mais demeurait toujours dans la province d’origine le substrat sur lequel l’édifice avait été bâti.

Il n’y a pas beaucoup plus d’un quart de siècle qu’un groupe de sportsmen bien avisés ont entrepris et encouragé l’élevage, autrement qu’au compte-gouttes, de l’antique race nivernaise. La réussite est complète comme on pouvait l’espérer, vu l’ancienneté de la race, la méthode avec laquelle il a été procédé, la pureté de nombreux éléments conservés chez les chasseurs. Étant donné le travail spécial demandé à leurs chiens, ils n’avaient eu, en effet, aucun intérêt à en modifier la psychologie par des croisements. On sait pourtant que l’un a été tenté au début du siècle. On vit aux Tuileries un lot de Bretons-Nivernais. Dans l’ensemble de qualité que j’ai eu l’honneur de juger à Nevers au printemps dernier, j’ai vu un ou deux chiens dont la livrée au moins pouvait en marquer souvenir. On a bien fait en n’insistant pas. Le Fauve de Bretagne était de haute initiative et de grand courage comme le Nivernais, mais de caractère souvent désagréable, ce pourquoi il a été abandonné, ne survivant plus que sous forme de briquet assagi que nous nous efforçons de sélectionner après un long abandon. Le Nivernais se suffit à lui-même et il en demeurait assez pour remonter la race comme l’ont démontré les faits.



Les chiens exposés à Nevers au nombre d’une cinquantaine étaient en général tous typés. Cela est d’importance, car on en peut conclure à l’homogénéité du moral. Les critiques à formuler pouvaient plutôt s’adresser à certains détails de structure : pieds pas assez fermés chez certains, quelques dessus négligés chez d’autres et quelques fouets qui l’étaient aussi. Mais, je le répète avec plaisir, c’étaient les représentants de la même race et cela vaut mieux qu’une salade, même de chiens bien bâtis mais d’aspect hétérogène.

Ma satisfaction a été complète lorsque j’ai observé les représentants de la variété dite de petite taille. Ceux-ci se trouvaient généralement être assez importants pour figurer dans la classe des grands et présentaient par surcroît des unités du meilleur type.

Comme il n’y aurait aucun intérêt à hausser la taille du griffon nivernais, destiné aux risques de la chasse au sanglier, je vois la race s’unifiant autour d’une formule moyenne n’excédant pas de beaucoup 0m,56, réalisant ainsi un chien qui peut avoir grand train et assez leste pour éviter le massacre. Le Vendéen-Nivernais, dont la taille était celle des chiens de grande vénerie, payait un lourd tribut à l’adversaire, chaque fois que celui-ci réagissait. Un chien agile entre 0m,50 et 0m,56 est encore relativement à l’abri des mauvais coups, sans toutefois pouvoir prétendre à la sécurité plus complète du roquet de 0m,40. Mais à partir de 0m,60 et au delà, pour peu qu’un chien soit mordant, la casse est à prévoir.

Ce n’est pas seulement pour le sanglier qu’un petit lot de Nivernais rendra les meilleurs services. J’ai vu ces chiens très bien chasser le chevreuil, le renard, bien entendu, et aussi la loutre. Beaucoup d’entre eux, comme feu le Vendéen-Nivernais, sont très friands de cette voie. Nos voisins de Grande-Bretagne ne font d’ailleurs aucun mystère des origines de leurs Otterhounds dans les veines desquels le sang nivernais coule largement. On a vu en France de ces Otterhounds importés, ne différant en rien de notre griffon. Tel auteur cynégétique anglais a pu dire justement leur identité. Sans doute l’Otterhound a été croisé avec le griffon Fauve, comme en témoignent certaines livrées rouge doré, et avec le Bloodhound au faciès caractéristique ; mais cela est exception.

Dans les régions de bois et fourrés comme la mienne, les Nivernais m’ont semblé bien chasser le lièvre. Sur les chemins, moins à leur aise que Porcelaines et Artésiens ; mais, aussi bien, n’est-ce pas là leur spécialité.

C’est l’auxiliaire désigné du chasseur rustique opérant en pays difficile avec peu de chiens, susceptible de s’attaquer à tout, à commencer par les animaux capables de réactions, lanceurs, débrouillards dans les embarras, sachant tout faire sans le secours de l’homme. Les « chiens gris », décrits au moral mieux qu’au physique par du Fouilloux, n’étaient autres que nos Nivernais, qui jamais ne vinrent de Palestine et pour cause, comme l’a démontré notre grand chartiste cynologue le commandant de Marolles. Ils appartiennent à la descendance de l’ancien Ségusien des mêmes régions, connu en France dès l’époque gallo-romaine et sans doute installé là en des temps encore plus reculés, donnant idée par leurs aptitudes et comportement de ce que pouvait être l’ancêtre destiné à l’attaque des animaux les plus divers, et même dangereux, qui alors peuplaient toute l’Europe. Ce moral a subsisté. Nous n’avons aucun courant plus mordant et courageux, plus capable de tenir le ferme avec ténacité soit seul ou en petite compagnie. C’est à sa forte individualité de chien demeuré près de la nature qu’il doit d’avoir conservé ces vertus, mais sans doute aussi de n’avoir pas l’esprit d’équipe aussi développé que le chien d’équipage. C’est sans doute pour le lui inspirer en quelque mesure que M. E. Costes eut recours à l’alliance du Foxhound « Archer ». Ceci n’est pas dit pour en conseiller l’expérience. Il ne faut pas toucher au moral de notre objet, surtout que tout semble annoncer la survivance de la chasse à tir, alors qu’hélas ! la vie des grands équipages est de plus en plus compromise. L’avenir est à la chasse à tir et celle qui se pratiquera avec les chiens courants, celle du sanglier en particulier, ne comportera pas de meutes importantes. Ce sera le règne du chien ayant tous les caractères moraux du griffon, un retour à la chasse de l’antiquité, le fusil moderne remplaçant les anciennes armes de jet.

J’ai entendu à Nevers qu’on avait beaucoup détruit les sangliers et qu’il n’en restait guère, cela au moment où les chiens croissent en nombre et qualité. Surtout, qu’on ne prenne pas prétexte d’une éclipse momentanée du gibier pour opérer des croisements qui détruiraient l’œuvre entreprise. Les migrations de sangliers venant périodiquement du centre de l’Europe se produiront encore et il ne faut pas se trouver dépourvus de chiens propres à les chasser, comme cela s’est vu en 1893 et au temps de l’invasion de 1918. Lors de la dernière, qui a coïncidé avec la guerre, partout en France on s’est livré à des destructions inconsidérées qu’on déplore trop tardivement. Un jour viendra où les bois se repeupleront. En attendant, il faut conserver les chiens tels qu’ils sont et savoir, lors du retour de la gente sanglière, l’exploiter avec sagesse.
R. DE KERMADEC.

Le Chasseur Français N°630 Août 1949 Page 589
http://perso.numericable.fr/cf40/articles/4849/4849589A.htm


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Morvan
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Message Sujet: Re: Griffon nivernais   Sam 2 Aoû 2014 - 21:00

Le nivernais en photos  Coeur 

Du côté des bébés






Promenade en exposition "Nationale d'élevage"












En meute... "en vrai"...








Vu par la photographe
Photo Vanessa Grossemy

A suivre... le nivernais en musique.




Dernière édition par Morvan le Jeu 29 Jan 2015 - 9:37, édité 1 fois
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Meggy
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Message Sujet: Re: Griffon nivernais   Sam 2 Aoû 2014 - 22:04

Superbe fiche !

J'aime beaucoup leurs bouilles !
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Nathalie
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Message Sujet: Re: Griffon nivernais   Dim 17 Aoû 2014 - 10:23

Très belle présentation du griffon nivernais.
Ils sont beaux.


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Morvan
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Message Sujet: Re: Griffon nivernais   Jeu 21 Aoû 2014 - 18:56

Merci, voici encore de la lecture :

La fiche, chien du mois publiée en 2011 par l'Association Française pour l'Avenir de la Chasse aux Chiens Courants :
Outre un bref historique et le standard, vous trouverez de très belles explications sur son caractère et ses différentes attitudes lors des phases de chasse.

Fiche AFACCC






Je me souviens de la description lue dans le Larousse du Chien : "TETU, TENACE ET ENTETE". A l'époque je n'imaginais pas combien ces caractéristiques collent à la peau du nivernais... 30 ans plus tard, il n'y a pas un jour où je doute de cette vérité !





Tableau de 1950 "Griffon nivernais" signé F. Castellan :


Voici un article très rare publié par "Vents du Morvan", d'après J. Oberthür



http://www.ventsdumorvan.org/pdfs/pdfs/vdm-0163.pdf



En plus de renseignements sur les griffons nivernais, vous trouverez également d'intéressantes informations sur les liens qui l'unissent aux Chiens gris de Saint-Louis, aux Vendéens, aux Otterhounds,  etc... dans le Manuel de Vénerie française :
http://capchiens.forumpro.fr/t393-manuel-de-venerie-francaise#



Chiens gris de Saint-Louis




Voici un objet très rare... une représentation de griffon nivernais dans les années 1930, dessinée par le Néerlandais Dr R.A. van Eecke, conservateur du Musée Naturel de Leiden. Cette publication fait partie d'une série de 100 cartes publiées par la "première fabrique de biscuits néerlandais "




En vente pour le moment sur le site d'enchères Delcampe.





Unique en son genre, le Griffon Nivernais est un besogneux qui a cultivé, au fil des époques et dans les milieux les plus difficiles, une véritable passion pour la chasse du sanglier.
Les différentes races de chiens courants :http://elevage.chancedazur.free.fr/chiens_courants_4090.htm



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Griffon nivernais
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